Chroniques, Feel Good, Littérature française

La chambre des merveilles, Julien Sandrel

Mon petit cœur je t’aime, tu me manques, et tu manques à ta grand-mère aussi. Reviens vite, tout ça c’est pour toi que je le fais, pour te montrer à quel point la vie est belle, à quel point elle vaut d’être vécue. Promis, je vais essayer maman. Tu peux pas savoir à quel point j’en ai envie.

la chambre des merveilles 2

La chambre des merveilles, Julien Sandrel, Calmann-Levy, 2018

Résumé éditeur :

INATTENDU, BOULEVERSANT ET DRÔLE,

LE PARI UN PEU FOU D’UNE MÈRE

QUI TENTE DE SORTIR SON FILS DU COMA

EN RÉALISANT CHACUN DE SES RÊVES.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,    Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.     .

En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international,

« LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR. »

Bernard Lehut, RTL

***

Une fois n’est pas coutume, je referme à peine ce livre que je pose mon avis, à chaud… J’ai pour habitude de laisser mijoter mes idées et de continuer la réflexion bien après avoir terminé mes lectures. Mais cette fois, je pense déjà savoir qu’en dire.

Ce roman, La chambre des merveilles sort demain en librairie (07/03/18), mais on le voit partout sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Tous les blogueurs, instagrammeurs et les autres en parlent. Qui n’a pas vu passer dans son fil d’actualité cette belle couverture multicolore ? J’ai voulu le découvrir à mon tour, merci donc à Netgalley et Calmann-Lévy pour m’avoir permis l’accès de ce roman au format numérique.

L’histoire s’ouvre un samedi matin de février, à Paris. Une mère et son fils sortent se promener dans Paris, quand le drame arrive. Le jeune garçon de douze ans, Louis, est percuté par un camion et se retrouve dans le coma, il y a peu d’espoir… Thelma, sa mère est anéantie. Elle envoie tout valser au travail, se met à boire plus que de raison. Jusqu’au soir où elle découvre sous le matelas de Louis, dans sa chambre d’adolescent, un petit carnet. Dans un premier temps, elle n’ose pas pénétrer dans le jardin secret de son fils. Après réflexion, elle l’ouvre et découvre ce que son fils y a écrit. Ce carnet qui contient une liste de « merveilles » va amener Thelma à vivre elle-même les rêves de son fils, à voyager, à retrouver avec sa propre mère une relation mère-fille, à dépasser ses limites et bien plus encore.

L’énergie, le magnétisme solaire de cette jeune fille contrastaient douloureusement avec mon enfermement, ma solitude. Au plus profond de moi a résonné l’écho du vide. Le rire de Dora m’a tendu un miroir, dans lequel je n’ai rien vu d’autre qu’un trou noir. J’étais absente de ma propre vie depuis bien longtemps. Bien avant l’accident de Louis.

L’idée générale de ce livre est très belle. Le lecteur voyage entre la chambre d’hôpital de Louis et ses rêves réalisés par sa mère. Il y a beaucoup d’amour dans ce roman et de l’espoir aussi. Mais je n’ai pas adhéré au style de l’auteur que j’ai trouvé trop feel-good, trop banal. Trop d’heureux hasards aussi pour assez peu de crédibilité à mes yeux. Je n’ai pas ressenti d’émotion : ni tristesse, ni sourire durant ma lecture. Avec ce thème et ce titre, je m’attendais à avoir les larmes aux yeux, et à sourire, voire à rire en tournant les pages. Quel dommage ! J’étais pourtant très emballée par le scénario de départ. Mais il est vrai que je suis pas grande amatrice de romans feel-good, ce n’est pas tellement ma tasse de thé, et je n’imaginais pas ce livre dans ce registre ! J’ai été très surprise et déçue !

A trop en parler, à force de voir ce livre partout, je m’attendais à quelque chose de merveilleux, et ce n’est pas du tout ce que j’ai trouvé avec ce livre. Ce livre m’aura laissée de marbre.  Tant pis pour moi et tant mieux pour les autres.

Ce roman reste tout de même, dans son ensemble, un bon roman dans la veine feel-good actuelle. Peut-être est-ce juste que je n’avais pas envie de lire ce style de littérature aujourd’hui. La lecture c’est souvent une question de moments et d’état d’esprit. Cela dit, je ne déconseille pas ce livre, il peut et est sûrement une lecture divertissante si on aime ce genre de romans. Mais moi je n’ai pas pleuré de bonheur.

J’ai allumé la caméra de Louis et j’ai filmé de longues minutes, décrivant à voix haute autant que possible. Il faudra que tu viennes voir ça, mon amour. Merci de m’y avoir amenée.
Combien de temps suis-je restée ainsi ? Suffisamment en tout cas pour pouvoir cocher l’une des merveilles que Louis avait notées :
_ Admirer les lumières de Tokyo depuis le sommet d’un gratte-ciel.

La chambre des merveilles

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