Rencontres

Interview #1 : Catherine Humbert

Aujourd’hui, pour changer des chroniques, je vous propose ma première interview d’auteur. A la lecture de A nous deux l’avenir était promis, j’avais tellement de chose à dire à Catherine Humbert, c’était une évidence qu’elle inaugure cette nouvelle rubrique du blog.

A nous deux l’avenir était promis est son premier roman, auto-édité.

***

Elle M Lire : Bonjour Catherine. Merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Pour commencer, qui es-tu Catherine Humbert ?

Catherine Humbert : Je ne sais pas trop et je ne cherche pas vraiment à savoir, parce que j’aime bien me surprendre. En revanche j’aime bien croire que je suis comme The Joker dans la chanson de Steve Miller Band*. À part ça, je suis une fille de 37 ans qui vit en banlieue parisienne. J’ai participé à des groupes de rock comme chanteuse et bassiste et j’ai aussi réalisé quelques clips avant de me lancer dans l’écriture pour de bon.

EML : Comment t’est venue l’envie d’écrire ?

Catherine : Quand j’étais au collège, j’ai eu un faible pour un garçon, un grand de troisième. Comme j’étais trop timide pour lui parler, je lui ai écrit une lettre. Ça a marché car ensuite il m’a embrassé. J’avais découvert le pouvoir des mots. Finalement l’envie d’écrire m’est venue comme un moyen d’exprimer mes envies.

EML : Où et à quel moment écris-tu en général ? Des rituels d’écriture peut-être ?

Catherine : Ça dépend des phases d’écriture. Au début d’un projet, j’écris dès que l’inspiration me vient. N’importe où, n’importe quand. Ça se présente sous forme de notes dans mon téléphone ou sur des petits carnets. Quand j’ai acquis assez de matériel et d’idées, alors je me lance dans un travail littéraire plus concret à la maison. J’ai aménagé une pièce sur le thème de la mer avec un canapé en forme de vague et une table basse sirène, tous deux dégotés sur Le bon coin. J’adore écrire là-bas, notamment aux heures où les gens dorment. J’ai alors l’impression que la nuit m’appartient et j’aime bien le pouvoir de cette solitude.

EML : Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Catherine : J’adore les années 80 et 90 car c’est l’époque où j’ai grandi. J’absorbais tout ce que je voyais en étant persuadée que c’est dans ce monde-là que je vivrai une fois adulte. Or, le monde a beaucoup changé. C’est ce contraste qui m’intéresse. Je situe cette impression entre nostalgie mélancolique et bonheur immense d’avoir connu cette époque.

EML : Élisabeth (l’héroïne de À nous deux l’avenir était promis) et Catherine, elles se ressemblent beaucoup ?

Catherine : Il y a une part d’autobiographie dans ce livre, c’est impossible à nier. Cependant, en écrivant ce livre, je souhaitais surtout que le lecteur s’approprie les sentiments et thèmes évoqués au profit de ses propres souvenirs.

EML : À nous deux l’avenir était promis, c’était une manière d’exorciser certains souvenirs ?

Catherine : Ça dépend lesquels mais globalement non. C’est surtout une manière d’empêcher qu’ils échappent à la mémoire tout en les embellissant.

EML : As-tu envoyé le manuscrit de A nous deux l’avenir était promis à des maisons d’édition ? ou au contraire, as-tu opté directement pour l’autoédition ?

Catherine : J’ai commencé par envoyer quelques manuscrits par email aux maisons de littérature générale qui acceptaient ce format. Quand on sait que presque tous les manuscrits sont refusés, le gâchis qu’implique le format papier me gênait un peu. Très vite, je suis passée à Amazon KDP parce que je n’aime pas attendre et parce que j’ai aimé la responsabilité et la liberté qu’impliquait l’autoédition. Récemment, j’ai tout de même envoyé quelques manuscrits papier suite aux retours positifs des lecteurs car j’ai bien conscience que la crédibilité d’un auteur passe par cette voie classique.

EML : As-tu un deuxième roman en projet ?

Catherine : Beaucoup d’idées s’entrechoquent, je dois les mettre en ordre. J’ai envie de cibler la fin des années 90 pour y planter le décor mais je dois encore trouver l’angle sous lequel l’aborder. Cette année, pas mal de bouquins sont sortis faisant référence à des évènements marquants de cette époque (type Coupe du monde 98). Je pense à Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu ou Millenium Blues de Faïza Guène. Je n’ai pas envie d’alimenter ce qui deviendrait un stéréotype littéraire à la mode.

EML : Un de tes plus gros coups de cœur littéraire ?

Catherine : Cargo vie de Pascal de Duve.

EML : Le livre qui a marqué ton enfance ?

Catherine : Enfant je ne lisais pas trop, en revanche à l’adolescence je dévorais tous les livres possibles et imaginables sur la drogue. Christiane F., l’herbe bleue, Flash… Je ne sais pas pourquoi, j’étais fan.

EML : Tu lis quoi en ce moment ?

Catherine : Je viens de finir Tout va bien m’man, la biographie de Jean-Pierre Kalfon, un mec vraiment extra avec qui j’avais eu l’occasion de collaborer sur une chanson il y a quelques années. Sa vie est dingue, une véritable encyclopédie du cinéma des années 60 à aujourd’hui, il est super rock.

EML : Le mot de la fin ?

Catherine : Merci !

piecesireneLa pièce « sirène » où Catherine lit et écrit.

* www.youtube.com/watch?v=YZo88P1Ie94

ndlr : Le livre de Catherine Humbert, A nous deux l’avenir était promis est disponible sur Amazon.

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s