Chroniques, Littérature française

La vallée du Lotus rose, Kate McAlistair

Chaque détail était incrusté dans sa mémoire. On n’oublie jamais le premier jour de la fin du monde.

la-vallc3a9e-du-lotus-rose-1-01.jpeg

La Vallée du Lotus rose, Kate McAlistair, L’Archipel, 2018

Résumé éditeur :

1918. À 16 ans, Jezebel Tyler, orpheline issue de l’aristocratie anglaise, part aux Indes rejoindre son tuteur, un archéologue de renom. Ce dernier compte la marier au baron von Rosenheim, qui financera en échange ses recherches liées à une cité disparue.
À bord du luxueux paquebot qui la mène à Calcutta, Jezebel se lie avec Olga Obolenski, duchesse russe fantasque, qui lui enseigne les usages du monde, tout en l’encourageant à prendre en main sa destinée. Durant la traversée, elle fait aussi connaissance de Jan Lukas, un aventurier dont le charme la subjugue.
Au Bengale, elle découvre, prise au piège, que son futur époux est un trafiquant d’opium notoire, au caractère tyrannique. Et malgré la délicatesse du prince Charu, qui la courtise, elle ne parvient pas à oublier Jan…
Des jardins de Darjeeling aux mangroves des Sundarbans, ce premier volume de la trilogie du Lotus rose met en scène une héroïne attachante, déterminée à échapper au carcan de son éducation pour vivre sa vie.

***

Merci à Mylène des éditions de l’Archipel pour cet envoi.

***

N’oubliez jamais que vous êtes une lady.

1918. Lady Jezebel a seize ans quand elle reçoit une lettre de son tuteur qui lui demande de le rejoindre aux Indes. Il est archéologue et travaille sur un projet qui pourrait être la grande découverte de sa carrière. Pour mener à bien ces travaux, il s’est associé au baron von Rosenheim à qui il a promis la main de Jezebel. Il est alors temps pour la jeune comtesse de quitter sa pension de jeunes filles et d’entreprendre un long voyage à bord d’un grand paquebot.

Ce navire gigantesque devait être l’Albatros, à bord duquel elle allait embarquer. Une flotte de remorqueurs lui tournait autour comme des mouches autour d’un lion. Sa coque noir et blanc était haute comme plusieurs maisons. Quatre cheminées colossales le coiffaient de rouge. Un filet de vapeur s’en échappait. Les moteurs tournaient déjà.

Durant la longue traversée, elle est chaperonnée par une amie de son tuteur, Olga, une duchesse russe féministe et extravagante avec qui elle se liera d’amitié. Mais ce périple met aussi sur son chemin Jan Lukas un jeune et bel aventurier américain qui ne la laisse pas indifférente.

Arrivée à Calcutta, Jezebel découvre que le baron von Rosenheim est un trafiquant d’opium, mais surtout qu’il est tyrannique et violent, prêt à tuer pour arriver à ses fins. Son tuteur ne s’est jamais préoccupé plus que ça d’elle et il ne change pas d’attitude.  Elle ne peut pas compter sur son soutien, il est soumis à von Rosenheim. Heureusement, sa rencontre avec Charu, un jeune indien mettra un peu de joie et de folie dans sa vie. Mais il est difficile d’oublier Jan…

Les premières années de Jezebel aux Indes seront très mouvementées. Entre amour, passion, choix, raison, doutes, rien ne lui sera épargné. Mais la jeune femme a soif de liberté.

Je pense que vivre libre n’est jamais contre-nature.

J’ai d’abord eu peur que ce roman ne soit finalement qu’une romance. Le cœur de Jezebel étant tiraillé entre deux hommes. Mais j’ai trouvé bien plus qu’une histoire d’amour. Jezebel est une jeune femme au caractère bien trempée, qui si elle ne sait pas ce qu’elle veut, sait parfaitement ce qu’elle ne veut pas. Elle est déterminée. Au contact d’Olga, elle apprend à affirmer sa féminité.

Si votre vie vous effraie, cessez de vous comporter en victime et arrangez-vous pour la changer !

Jezebel veut être une femme libre de vivre comme elle l’entend et d’aimer qui elle le souhaite. J’ai beaucoup aimé sa force de caractère. Elle ne se soumet pas à la tyrannie de son futur mari. Jezebel est courageuse et obstinée. Elle sait prendre ses propres décisions et en même temps elle est à l’écoute des personnes qu’elle aime.

[…] la liberté réside au fond du cœur, d’où jamais personne ne parviendra à la déloger.

Jezebel est un personnage extrêmement attachant. Elle est réfléchie et intelligente. Sous sa carapace se cache une personne fragile et sensible. Entre rebondissements et moments plus paisibles, j’ai souvent eu peur pour elle. Elle m’a souvent surprise.

Autant que le personnage de Jezebel, j’ai également beaucoup aimé les décors de cette vallée du Lotus rose. Kate McAlistair nous fait voyager avec ses descriptions de paysages, de palais indiens, mais aussi par ses descriptions d’odeurs. Epices diverses, et fleurs parsèment le récit et on voyage avec Jezebel. J’ai autant été émerveillée qu’elle devant le spectacle grandiose qui se déroulait sous ses yeux.

Qu’importait ce qu’elle avait d’ores et déjà vécu, ses chagrins, ses joies ou ses peurs, qu’importait ce qu’elle vivrait encore, elle pouvait bien mourir demain.
Elle venait de voir ce que la terre offrait de plus merveilleux. Elle regardait le Toit du monde, et c’était tout ce qui comptait.

N’ayez pas peur en voyant cette jolie brique. La Vallée du Lotus rose est le premier tome d’une saga qui promet d’être superbe. Une évasion dans le temps et dans l’espace, en compagnie d’une héroïne prête à tout pour décider de sa vie. Il me tarde de lire la suite.

Lotus rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s