Chroniques, Littérature sud-américaine

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda

— De quoi ça parle ?
— De l’amour.
À cette réponse du vieux, il se rapprocha, très intéressé.
— Sans blague ? Avec des bonnes femmes riches, chaudes et tout ?
Le vieux ferma le livre d’un coup sec qui fit trembler la flamme de la lampe.
— Non. Ça parle de l’autre amour. Celui qui fait souffrir.

le vieuxLe vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda
Editions Métailié, 1992 pour la première édition française
Points, 2004 pour mon édition
Traduction : François Mespero

Présentation éditeur :

Lorsque les habitants d’El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d’amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d’Amazonie dont la survie même est aujourd’hui menacée.

***

Il possédait le seul antidote contre le venin de la vieillesse, il savait lire.

Antonio, le vieux qui lisait des romans d’amour est un homme solitaire qui aime la lecture, mais seulement les livres qui racontent l’amour, le vrai, celui fait souffrir. Entre deux lectures, Antonio explore la nature, il connait très bien la forêt amazonienne. Il y a ses repères, il sait interpréter les signes que lui envoient la nature et les animaux. Aussi, quand des villageois accusent le peuple des Shuars dont Antonio est très proche, d’avoir tué un chasseur blanc, il part en excursion dans la forêt, bien déterminé à trouver la panthère coupable et à rendre justice. Pour protéger son peuple ami.

Je ne vais pas vous parler longuement de ce petit roman pour la bonne raison que je suis complètement passée à côté. J’en attendais beaucoup, et je n’ai pas su saisir le message que l’auteur a voulu transmettre par ce récit.

Le message est pourtant écologique. Le peuple Indiens et la forêt sont menacés par le monde moderne. Antonio vit en osmose avec la nature. Au bord de la rivière. Près de la profonde forêt. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas été touchée par les mots de Luis Sepulveda. Sa plume n’a pas su me faire décoller de mon appartement. Je n’ai pas réussi à entrer dans la forêt amazonienne, ni à me sentir proche de cette pourtant si belle nature.

J’aurais pourtant tellement aimé être transportée en Amazonie, voyager dans cette contrée inconnue, le poumon de notre terre. J’ai eu beaucoup de mal à avancer. Le roman ne fait pourtant qu’une petite centaine de pages, mais j’ai mis plusieurs semaines à en venir à bout.

J’ai mis du temps à rédiger ce court avis, car j’avais lu tellement de bien de ce livre. Il a été un véritable coup de coeur pour de nombreux lecteurs. C’est assez frustrant de ne pas être du tout touchée par un roman qu’on pensait adorer… Mais voilà, la lecture c’est aléatoire. Peut-être que si je l’avais lu à un autre moment cela se serait mieux passé. Mais peut-être aussi qu’entre nous deux, c’était écrit que ça ne fonctionnerait pas.

En bref, Le vieux qui lisait des histoires d’amour a été une déception pour moi. Un rendez-vous en terre amazonienne raté. Et cela me laisse un goût amer. Un grand sentiment de frustration.

 

 

 

 

 

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